Les Forges d'Hennebont
(1860 - 1966)
Mon grand-père maternel est entré aux Forges d'Hennebont en 1919, à l'âge de 13 ans, et a travaillé comme un forçat jusqu'à 59 ans (avec une interruption pendant la 2nde guerre mondiale). Les Forges, c'était un peu la mine : hommes, femmes et enfants s'y relayaient jour et nuit, les journées de travail étaient interminables, la tâche était rude, les cadences infernales, le travail dangereux et mal payé. Et pas question de se plaindre, car la mise à pied était monnaie courante. Lochrist et sa région ont vécu au rythme des Forges pendant plus de 100 ans. Je vous laisse découvrir leur Histoire :

  • le dossier réalisé par Isabelle en 1986, et ses illustrations
  • de nombreuses photos : 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7 ( 7ème ZIP ajouté le 29/7/2011)
  • pour aller plus loin : articles de presse, témoignages et textes divers

    Vos réactions :

    Mon grand pére était Mathurin Le Postec. Haute et large figure des Forges. Il m'a appris a pêcher dans le Blavet, juste à côté de l'écluse, quand ma mémoire se souvient à peine (3-4 ans ?). Un jour, j'avais un gros poisson, un ouvrier est sorti des forges, a traversé le pont, m'a aidé a sortir la bête, que j'ai ramené très fier a ma grand-mère (sans passer par le chemin qui passait devant quelques bistrots et jeux de boules) mais en remontant directement par les bois, en face de la passerelle. Quand je suis arrivé, ma grand mère m'a lancé "C'est plein d'arrêtes ce truc, en plus c'est pas un saumom". Et pour cause ce n'était pas la saison... Et oui, en ce temps là... Maintenant que les gens d'Hennebont passent plus de temps a échanger au Leclerc (même si je n'ai rien contre cette marque) ou au Mac Do en face, j'aimerai vous voir associer des dimensons plus sociales à cet Ecomusé. Cette photo en dit plus sur l'histoire (vérité admise) que sur le mythe. Et qui explique aussi l'Hennebont (aujourd'hui comme demain).
    Philippe Guillo

    Beau témoignage de ce qu'étaient les conditions de vie de l'époque. Il est vrai qu'il fallait les améliorer. Toutefois, on en vient à regretter non seulement l'amour du travail bien fait, la solidarité, l'entraide mais on envie également leur courage et leur détermination. Même si leurs conditions de vie et de travail étaient rudes, ces hommes, femmes et enfants étaient fiers d'accomplir ce qu'ils considéraient comme "un devoir". Dommage que nous ne sachions pas léguer les mêmes valeurs à nos enfants.
    (Anonyme)
  • Ne manquez pas la visite du Musée des Forges d'Hennebont ! Les mordus pourront poursuivre le voyage avec les ouvrages de Gisèle Le Rouzic, à qui l'on doit la sauvegarde de ce précieux patrimoine.